L’hiver est bel et bien arrivé ici à La Grande Raisandière et la mare est pleine pour la première fois depuis le printemps 2018. Hourra !

Wood burner

Notre poêle à bois chauffe la plus grande partie de la maison assez efficacement. Il faut environ deux heures pour faire passer le salon de 12°C à 20°C. À la fin de la journée suivante, lorsque les murs se sont réchauffés, le salon monte à 23–24°C. Un moteur de ventilateur nous permet de pomper l’air chaud du poêle vers les deux tiers de la maison. Lorsque nous faisons cela, les chambres atteignent 18–20°C assez rapidement.

L’autre tiers de la maison est chauffé par des radiateurs électriques (fabriqués localement !). L’électricité est renouvelable (fournie par Enercoop) mais coûteuse, raison pour laquelle nous prévoyons d’installer des panneaux solaires de 20 kW sur le toit de la grange cet été. L’objectif est de produire plus d’électricité que ce que nous utilisons et de vendre le surplus au réseau.

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Nous avons commencé de planter les premiers châtaigniers et noisetiers dans le petit champ derrière le Bois de Steve. Cela nous donnera la possibilité de fabriquer et de vendre du beurre, de l’huile et de la farine de fruits à coque dans 10 ans. Et si nous décidons de ne pas commercialiser nos fruits à coque, eh bien, nous aurons reboisé un petit coin de la France !

Alexis in the orchard

Voici quelques pêchers du verger que nous avons fait pousser à partir de noyaux. Les pêchers sont, à notre connaissance, les seuls arbres fruitiers qui poussent à partir de leurs graines ou noyaux. Tous les autres arbres fruitiers sont greffés, sans cela ils redeviennent sauvages. Par exemple, le pepin d’une pomme produira un pommier sauvage (Crab Apple) avec des petits fruits acides. (N.B. Plusieurs spécialistes des arbres fruitiers ont pris ombrage de cette vision simpliste du monde ! Leurs commentaires sont reproduits au bas de cet article. Merci Olivier et Thibault !)

Bottled fruit

Nous venons juste de commencer à ouvrir les premiers bocaux que nous avons préparé cet été et cet automne. Tomates, haricots, pêches : le goût de l’été !

Alexis leading course participants back from the field

Nos stages se déroulent bien. Nos stages de février, mars, avril et mai 2020 sont déjà complets avec listes d’attente. En juin 2020 (Permaculture et Méditation), il y a encore quelques places ! Nous envisageons peut-être d’organiser un stage supplémentaire de permaculture et cuisine végane en juillet parce que, après un démarrage lent, c’est ce que la plupart des gens semblent vouloir faire ! Soyez à l’affût des nouvelles offres au cours de la deuxième moitié de 2020 : 1) Permaculture et Récolte de Plantes Sauvages Comestibles ; et 2) Permaculture et Fermentation.

Thelma + Louis chilling out

Thelma et Louis traînent dans notre appartement parisien un peu beaucoup en ce moment et ils n’en sont pas très contents. Pas de souris à attraper et à manger, pas de granges à fouiller, pas de clôtures et d’arbres à grimper, et de la nourriture en conserve pour chats affreuse (très chère, parfaitement équilibrée et bio). Pauvres petits chéris.


Commentaires sur la reproduction des arbres fruitiers

Olivier G

  • Tout arbre fruitier (quel qu’il soit) peut pousser à partir d’une graine ou noyau
  • Le risque que ton arbre ne produise pas les fruits que tu désires est par contre important – et c’est vrai que pour les pêchers ce risque est moindre
    Pour les pruniers aussi, les semis peuvent produire de très bons fruits (mais qui ne ressembleront pas à des Reines Claudes ou Mirabelles même si les noyaux viennent de ces arbres)
  • Ils « redeviennent sauvages » n’est pas très approprié comme terme – c’est juste que la génétique naturelle ne te donnera pas les caractéristiques phénotypiques (beaux fruits, juteux, savoureux) que tu souhaites, à moins d’avoir de la chance (c’est possible mais très peu probable) – c’est d’ailleurs comme ça que la sélection des variétés d’aujourd’hui a été faite -> par sélection petit à petit des caractères que nous souhaitons pour les fruits
  • Pour s’affranchir de ce risque génétique très fort, on préfère greffer les variétés dont les caractéristiques nous plaisent – beaucoup moins aléatoire…. Mais moins naturel
    et en effet, autant utiliser des porte-greffes directement semés sur ton terrain (pour développer un bon pivot et une auto-suffisance en eau)

Thibault L

Quasiment tous les arbres fruitiers sont reproductibles par semences mais l’arbre fils sera généralement un croisement entre l’arbre sur lequel on prélève le fruit (donc la semence) et un autre arbre de la même espèce (pas forcément de la même variété). Il en résultera un phénotype effectivement inconnu mais cette “nouvelle variété” créée sera plus adaptée au terroir des arbres parents.

La greffe n’a rien à voir là-dedans, elle permet d’adapter des variétés à un terroir en “collant” deux variétés différentes d’une même espèce, les arbres ne redeviennent pas “sauvages” de cette façon.

D’autre part, il faut savoir qu’un semis direct d’arbre permettra au pivot de se développer pleinement tandis qu’un pot va le contraindre (greffe ou pas). L’arbre sera alors autosuffisant en eau, n’aura pas besoin de support et sera bien plus résistant grâce aux symbioses endémiques.

Deux vidéos pour étayer mes dires :
https://youtu.be/LF4R7upTay0
https://youtu.be/bEsalROIL14